DISPARITION.
La photo d'Estelle distribuée aux marathoniens.
| Le même type d'opération avait été mis en place lors du semi-marathon de Paris voilà un mois et du match de rugby France - Galles le week-end dernier (notre photo). (LP.) | ![]() |
MALGRÉ l'actualité, le combat des proches de la petite Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier dernier à Guermantes, se poursuit. Après le semi-marathon de Paris voilà un mois, le match de rugby France - Galles le week-end dernier, l'image d'Estelle sera encore une fois omniprésente demain sur le parcours du marathon de Paris. Trente mille avis de recherche seront mis à disposition des concurrents. Ces derniers pourront les afficher sur leur dossard, à l'instar du champion de France, Hassan El Amadi. Un maillot sur lequel est inscrit : « Retrouvons Estelle ». La banderole humaine, désormais connue du grand public, sera une nouvelle fois présente. Et si cette répétitivité paraît obsédante, elle risque bien de devenir un élément permanent dans les affaires de disparition d'enfants. Car l'association constituée en début de mois, l'Association Estelle, n'a pas pour seul but la recherche d'Estelle et le soutien à ses parents. Comme le précisent ses statuts, elle s'est donnée la possibilité, « ultérieurement », « d'apporter une aide de tous ordres aux personnes ayant autorité légale sur un enfant disparu, et qui sollicitent l'association », ou même « d'être une force de proposition et de rassemblement de compétences dans les domaines de la protection des enfants ». Eric Mouzin, le père d'Estelle, avait déjà déploré il y a quelques semaines l'absence en France d'une association structurée comme Child Focus, en Belgique, créée au lendemain des grandes « marches blanches ». Il semble que l'Association Estelle ait envisagé à moyen ou long terme de combler ce vide. L'enquête des hommes de la cellule Estelle, à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), n'a pas permis, pour l'instant, de retrouver la fillette. Cela fait aujourd'hui 87 jours que l'enfant a disparu.
Vincent Lepreux
Le Parisien , samedi 05 avril 2003